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Workshop in French: « Les indigènes au pouvoir ? Réflexions à partir de la Constitution bolivienne de 2009 »,


« Les indigènes au pouvoir ? Réflexions à partir de la Constitution bolivienne de 2009 », Journée d'étude, http://calenda.org/368382

RÉSUMÉ

L’un des objectifs de cette journée d'étude, organisée par le Centre de recherche sur l'action locale (CERAL) et l'université de Paris 13, est de dresser un état de la recherche sur ce pays andin, au prisme des manières plurielles d’y pratiquer les sciences sociales. L’ambition de cette journée est de parvenir, d’une part, à étudier l’impact de cette nouvelle constitution sur la société bolivienne et d’en tirer un premier bilan sept ans après son adoption, et d’autre part d’identifier les défis et les problématiques nouvelles de cette constitution qui, à bien des égards, a modifié la façon qu’a le chercheur d’analyser et de considérer la Bolivie.

ANNONCE

Organisateurs

Le Centre d’études et de recherches sur l’action locale (CERAL – EA 3968), de l’Université de Paris 13 – Sorbonne Paris Cité, ainsi que Jean-René Garcia et Victor Audubert

Argumentaire

La Bolivie fait l’objet d’un nombre trop limité de recherches et de publications en France. C’est de ce constat malheureux que l’idée d’une rencontre des bolivianistes est née. Notre souhait est de réunir l’ensemble des chercheurs s’intéressant à ce pays, d’où qu’ils viennent dans le monde universitaire et de la recherche.

La Bolivie, de par son histoire politique et constitutionnelle, offre une réflexion unique en Amérique latine. L’élection d’Evo Morales le 18 décembre 2005 en tant que Président de l’État plurinational de Bolivie, a constitué un moment charnière dans l’histoire contemporaine latino-américaine. De même, à travers la promulgation d’une nouvelle constitution en 2009, c’est une véritable nouvelle philosophie constitutionnelle que l’on a vu émerger. Ce nouveau mouvement constitutionnel, que l’on a pu qualifier de « constitutionnalisme indigéniste » ou de « nouveau constitutionnalisme latino-américain », a renouvelé en profondeur le champ de la recherche en Bolivie. La mise en œuvre des nouvelles normes inscrites dans les deux textes constitutionnels a reconfiguré les problématiques liées à la reconnaissance inédite et à la participation des peuples indigènes dans les décisions politiques, et plus généralement de l’ensemble de la population.

L’ambition de cette journée est donc de parvenir, d’une part, à étudier l’impact de cette nouvelle constitution sur la société bolivienne et d’en tirer un premier bilan sept ans après son adoption, et d’autre part d’identifier les défis et les problématiques nouvelles de cette constitution qui, à bien des égards, a modifié la façon qu’a le chercheur d’analyser et de considérer la Bolivie.

De même, l’un des objectifs de cette journée d’étude organisée par le CERAL est de dresser un état de la recherche sur ces pays de la région andine, au prisme des manières plurielles d’y pratiquer les sciences sociales. En effet, un nouveau jalon doit en effet être posé dans les études sur la Bolivie en France. Nombre de recherches et de publication portant sur les mouvements sociaux, la notion de biens communs, les organisations indigénistes, avaient contribué à identifier la Bolivie comme un espace « à part » en Amérique latine. Aujourd’hui, ces problématiques ont laissé la place à de nouvelles perspectives, de nouveaux enjeux, mais également de nouvelles pratiques dans la recherche.

Cette Journée des bolivianistes organisée par le CERAL, dans le but d’embrasser l’ensemble des disciplines et des problématiques liées au sujet, se divisera en deux axes principaux.

Redéfinition de l’État démocratique.

Ce premier axe porte sur les transformations et les évolutions de l’État bolivien depuis la promulgation de la Constitution de 2009. Cette dernière prétend dépasser la vieille démocratie représentative par une démocratie participative et communautaire, aussi appelée « démocratie interculturelle ». Il s’agira d’articuler ce nouveau concept de démocratie avec la résurgence de la figure présidentielle, voire celle du caudillo. On pourra s’interroger sur la mise en œuvre du texte constitutionnel et de la pratique du pouvoir par les nouvelles institutions politiques et judiciaires.

Reconfiguration du pluralisme social.

Cet axe vise à étudier l’objet « État » ainsi que les rapports qu’il entretient avec l’ensemble des acteurs politiques, mais aussi avec la « société civile ». Par ailleurs, cet axe permet aux chercheurs de présenter leurs travaux sur les institutions créées par cette nouvelle constitution, en particulier au niveau des communautés et des peuples indigènes qui ont vu leurs institutions reconnues par l’administration publique, et se sont vus dotés de compétences jusque-là inédites. On pourra se demander si le renforcement de l’État ne s’oppose pas à la reconnaissance des communautés indigènes et de leurs cultures, et leur intégration dans l’appareil d’État.

Inscriptions

Les inscriptions doivent être envoyées à l'adresse suivante : recherche.dsps@univ-paris13.fr

Pour toute demande d'informations complémentaires : victor.audubert@univ-paris13.fr et tsiory.razafindrabe@academie-sciences.fr

Programme

9h30 : Accueil des participants et du public

Allocutions d’ouverture

  • Didier Guével, Doyen de l’UFR de droit, sciences politiques et sociales, Université de Paris 13
  • Jean-René Garcia, Professeur des Universités associé en droit public, Université de Paris 13

10h – Première table-ronde : redéfinition de l'État démocratique

Sous la présidence de Christine Delfour

  • L’État plurinational de Bolivie. Dénaturation et mystification politiques d’un projet constitutionnel novateur. Laurent Lacroix, Docteur en sociologie, EHESS et IHEAL
  • Le pouvoir exécutif en Bolivie : l’émergence d’un néo-caudillisme depuis 2009 ? Victor Audubert, Doctorant et chargé de cours en droit public, Université de Paris 13
  • La réinvention du contrôle constitutionnel en Bolivie avec la Constitution de 2009. Jackeline Patricia Cespedes Arteaga, Doctorante en droit public international, Université de Paris 1

Questions du public

12h00 : pause-déjeuner

14h – Seconde table-ronde : reconfiguration du pluralisme social

Sous la présidence de Victor Audubert

  • La política de Evo Morales y el problema de las atribuciones categoriales Verushka Alvizuri, Maître de Conférences, Université Michel de Montaigne - Bordeaux III
  • Du paysan au citadin. Quand la jeune génération donne à penser la Bolivie et la manière d’y faire de la recherche. Guénaëlle de Meeûs, Doctorante en anthropologie, Université catholique de Louvain.
  • Relaciones sociales en un espacio multicultural: el caso de una zona residencial de la ciudad de La Paz -  Bolivia. Carlos Torrico Delgadillo, Doctorant en sociologie, Université Laval.
  • Le référendum du 20 février 2016 : quid de 10 ans de gouvernance des mouvements sociaux ?  Christine Delfour, Professeure des Universités, Université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

Questions du public

Conclusion

Pot de l’amitié

Comité scientifique

  • Christine Delfour, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
  • Yann-Arzel Durelle-Marc, Université de Paris 13
  • Jean-René Garcia, Université de Paris 13
  • Didier Guével, Université de Paris 13
  • Jean-Jacques Ménuret, Université de Paris 13
  • Angelica Montes Montoya, Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme
  • Antoine Pécoud, Université de Paris 13
  • Charles Réplinger, Université de Paris 13
  • Nelson Vallejo-Gomez, Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme
  • Pauline Vermeren, Université Paris 7 – Diderot

CATÉGORIES

LIEUX

  • Amphi Euler, Institut Galilée, campus de Villetaneuse - 99 avenue Jean-Baptiste Clément 
  • Villetaneuse, France (93430)

DATES

  • jeudi 16 juin 2016

FICHIERS ATTACHÉS

MOTS-CLÉS

  • Bolivie, constitution, indigène, Evo Morales, mouvement social

CONTACTS

  • Victor Audubert
  • courriel : vicaudubert [at] orange [dot] fr

URLS DE RÉFÉRENCE

SOURCE DE L'INFORMATION

  • Victor Audubert
  • courriel : vicaudubert [at] orange [dot] fr